Tours

LEGISLATIVES : Le PS a voté pour ses candidats...

...et Marisol Touraine n'ira pas à la primaire pour la présidentielle.

Fin de semaine riche en décisions chez les socialistes tourangeaux. Jeudi soir, les 900 militants du département étaient appelés à voter pour déterminer qui allait porter les couleurs du PS lors des législatives de juin prochain. Presque pas de suspense : sur 5 circonscriptions, 3 n'avaient qu'un seul candidat. Ce sera donc le sortant Jean-Patrick Gille à Tours, le sortant Laurent Baumel sur le chinonais, Marisol Touraine sur le Lochois (actuellement c'est son suppléant Jean-Marie Beffara qui fait le job vu qu'elle a été ministre pendant tout le quinquennat). A noter les 15 votes votants (sur 109) qui n'ont pas choisi Laurent Baumel sur la 4ème).

Pour Amboise, tenue par la droite (Claude Greff), la conseillère régionale Isabelle Gaudron a été désignée face à Brigitte Vengeon (44 voix contre 22). Enfin, sur la 5ème, pour l'instant personne n'y va. Reste aussi à déterminer d'éventuels accords avec des partenaires (écologistes, UDE, PRG...).

Par ailleurs, cette fois à propos de la primaire pour la présidentielle, on se demandait si la ministre tourangelle Marisol Touraine allait y aller, en tout cas ça se murmurait. Ce qui aurait fait une ministre de François Hollande en plus dans la course à l'Elysée (après Montebourg, Hamon, Peillon, Macron, Pinel). Bon, et en fait non. Elle s'en est expliqué ce vendredi soir dans une tribune publiée sur son site et titrée "si la gauche veut gagner", extraits :

"Dans les débats qui ont traversé le gouvernement, je suis toujours restée fidèle à mes convictions : la gauche est forte lorsqu’elle est d’abord modernisatrice et sociale, pas quand elle se perd dans les débats identitaires. (...)  Dans les débats qui ont traversé le gouvernement, je suis toujours restée fidèle à mes convictions : la gauche est forte lorsqu’elle est d’abord modernisatrice et sociale, pas quand elle se perd dans les débats identitaires. (...) Pour gagner, il faudra assumer avec force la modernité de la protection sociale et sa capacité à se transformer pour rester un formidable moyen d’émancipation individuelle et de solidarité collective. Il faudra aimer la France telle qu’elle est, et la porter dans la diversité de ses cultures, de ses croyances et de ses origines."

La ministre de la santé évoque ensuite son cas personnel : "Depuis une semaine, j’ai reçu de nombreux messages m’invitant à défendre ce projet en me portant candidate à la primaire. Certains d’entre eux venaient de personnalités de la gauche que je tiens en très haute estime. Je me suis donc longuement interrogée. Après mûre réflexion, et au nom de la responsabilité collective, je considère que la campagne qui s’ouvre peut permettre à ce projet de s’incarner, sans qu’une candidature supplémentaire soit nécessaire. Parce que je ne me résigne pas à un duel entre la droite et l’extrême droite, parce que j’ai la conviction que la victoire est possible si ces valeurs sont clairement assumées, je formule l’espoir que chacun soit au rendez-vous de cette responsabilité."

En revanche, Marisol Touraine ne se prononce pas pour un candidat en particulier. A noter aussi que, à moins que Sylvia Pinel (PRG) rejoigne le débat, la primaire de la gauche ne comptera aucune femme, Marie-Noëlle Lienemann ayant décidé d'abandonner.