Tours

Qui est Francisco ?

Ce jeune chanteur tourangeau explique « vouloir réussir pour sa famille ».

Que l’on aime (ou pas), derrière chaque chanteur il y a une personne, un projet et des rêves, alors on a voulu s’intéresser à Francisco, à l’occasion de la sortie de son dernier clip, Baila Señorita. A la fin de la vidéo, YouTube nous propose d’aller écouter Keen V, Maître Gims ou Enrique Iglesias. Ils attendront, nous, on engage la conversation...

Francisco a 23 ans. Il est d’origine portugaise, vit en Touraine depuis toujours et dans la vraie vie il s’appelle Thomas : « Francisco c’est mon deuxième prénom. Mais aussi celui de mon grand-père, de mon arrière grand-père… » A un moment, son pseudo c’était même Francisco Fenomeno : « c’est parce que je fais du foot et qu’on me donnait ce surnom là, c’était pour rigoler sur Facebook. »

Non, l’agent logistique n’a pas pris la grosse tête : « j’ai failli quand mes premières vidéos ont atteint 50 000 vues en 3 mois mais je suis redescendu sur terre grâce à ma famille. Il faut toujours rester soi-même, je ne suis pas une star même si 2-3 personnes me reconnaissent en soirée ou dans la rue et me demandent une photo. A Limoges, j’ai fait un concert devant 250 personnes dans un bar, il devait y en avoir 50-60 qui venaient pour moi et vraiment je ne m’y attendais pas, ça m’a étonné. »

Francisco en est conscient : « j’ai encore beaucoup de progrès à faire, sur la voix notamment. » Chaque semaine, il prend des cours de chant à Tous en Scène. Dès qu’il peut, il écrit ou il va en studio. « J’écris depuis que j’ai 12-13 ans. Je faisais ça au fond de la classe, comme tout jeune qui veut commencer la musique et n’est pas vraiment passionné par l’école. J’en ai fait des centaines et des centaines inspirés des histoires de tout le monde, de l’amour, des coups durs de la vie… Pendant mes années lycée, j’ai mis ça de côté pour me concentrer sur les études mais je n’ai pas totalement trouvé ma voix et même maintenant je ne sais pas exactement ce que je veux faire alors j’ai eu envie de goûter à la scène, aux relations avec le public. »

Le déclic pour Thomas : une rupture, il y a un an et demi. « Je n’avais plus trop envie de donner du temps aux filles, et d’en prendre plus pour moi, faire ce que j’avais envie. » Comme il va tous les ans au Portugal, le jeune homme a naturellement été attiré par les sons latino, mais aussi le rap, le reggaeton et le hip hop : « j’ai toujours aimé tout ce qui touchait à l’été, au Soleil… » Aidé par quelques amis artistes en région parisienne ou à Poitiers (comme Mirana, chez qui il enregistre régulièrement) mais aussi Nicolas Brouant à Tours, il se lance avant de tourner ses premiers clips avec un autre pote, Tuesy. Repéré sur le net, il a fait deux concerts : Limoges et Nancy, en attendant sa première date à Tours.

« J’ai envie d’être reconnu pour ce que je fais, pas pour ce que je suis » poursuit Francisco. « Mes textes c’est du love, ça parle souvent des filles… Il y a des choses que je n’arrivais pas forcément à dire, j’ai préféré les écrire et les chanter. » Des refrains de grand adolescent, qui évoquent la séduction, les histoires courtes, la recherche d’un grand amour. Vu et revu, avec quelques paroles qui peuvent finir par rester dans la tête. « Toutes ces nuits à écrire, j’espère qu’un jour ça va payer. Aujourd’hui la musique c’est devenu une drogue, j’ai encore une vingtaine de textes prêts à enregistrer. Je pars dans l’optique de faire des sons que les gens aiment, qu’ils cliquent jusqu’à ce que ça sorte du lot pour lancer le truc. »

« Très souvent j’ai douté » confie encore Thomas qui veut aujourd’hui montrer à sa famille qu’il a l’envie et qu’il peut réaliser ses rêves, notamment pour rendre hommage à sa mère récemment décédée et pour qui il a écrit une chanson (Pourquoi) « en 30 minutes. » « J’ai l’obsession de réussir pour mes proches » conclut-il, assumant la sonorité commerciale de ses morceaux aux beats empruntés à des Portugais ou un Marseillais qui a notamment fait les instrus de Ridsa. Une nouvelle chanson devrait paraître début 2017 « pour raconter mon vécu et avec un gros clip, sans figurants mais avec un drone. » Francisco apprend à voler de ses propres ailes.