Tours

Tours a son premier coach en bricolage

Il vous apprend et après, vous réalisez votre projet comme des grands.

Aujourd’hui, à 50 ans, Vincent Burgaud est préparateur en pharmacie avec sa femme près des Halles de Tours. Pour ça, il a dû reprendre des études en CFA il y a près de 10 ans. Pas un gros problème pour ce père de deux enfants qui a également eu plein d’autres vies. Arrivé en Touraine un peu avant l’an 2000, originaire de St Nazaire, il a été frigoriste dans l’industrie, prof en électronique dans un lycée professionnel, artisan en aménagement de l’habitat… Il est même apiculteur pour son plaisir chez-lui à Fondettes (40kg de miel par an, tout de même). Changer de métier, ça ne le dérange pas, et l’univers de la santé qui ne lui est pas familier commence à le lasser un peu. D’où son idée de créer un nouveau concept d’entreprise pour mixer ses deux passions.

Après plusieurs mois de réflexion, et depuis cet automne, Vincent Burgaud est donc coach en bricolage, via Happy Coaching Bricolage. Les outils, les chantiers, il connait de par les compétences acquises au fil de sa carrière. Le côté pédagogue, ça lui vient de ses 5 années passées dans l’éducation, même si en a « eu marre » du système scolaire. « Ce que je veux, c’est apprendre aux gens à faire quelque chose chez-eux. Ils font eux-mêmes leurs travaux et moi je suis un soutien logistique. Avoir quelqu’un derrière soi, c’est toujours plus rassurant. »

Le concept : dans un premier temps, Vincent Burgaud fait un état des lieux complet du chantier prévu et du matériel nécessaire, quitte à donner un coup de main pour les courses (pour un total de 50€). Ensuite, il passe à l’étape formation pendant une demi-journée ou une journée complète en fonction de la nature des travaux (25€ de l’heure). « L’idée c’est que les gens soient dans la démarche d’apprendre pour pouvoir réutiliser les connaissances acquises après. » Un investissement, en somme. Le professionnel reste par ailleurs disponible par téléphone après coup pour des conseils en fonction de l’évolution du travail.

« Le bricolage c’est un secteur qui se développe même si les gens ont tendance à bricoler un peu moins qu’avant. En fait ils sont peu habitués, se lancer leur parait difficile mais ensuite ça apporte beaucoup de plaisir de faire quelque chose avec ses mains, ils sont contents d’avoir réussi. » Encore à plein temps à la pharmacie, Vincent Burgaud reste tout de même disponible 3 jours entiers par semaine pour démarrer sa nouvelle activité en auto-entreprise. Il a notamment réalisé un premier chantier chez ses voisins de quartier, au café Le Court-Circuit Place de la Victoire (photo).

Olivier COLLET