Tours

Ils viennent de loin pour dire "Non" à La Poste

Plus de 150 personnes se sont rassemblées à Tours ce jeudi matin.

C'est une semaine nationale d'action dans les rangs de La Poste. Les postiers sont en colère et comptent bien faire en sorte que ça se sache, ils étaient donc rassemblés au pied des bureaux de leur direction ce jeudi matin au Champ Girault à Tours, et il y avait environ 150 personnes : "c'est une première date" nous indique Laurent Lecomte du syndicat CGT.

Le problème ? Le manque de personnel, d'abord : "les agents qui partent ne sont pas remplacés et on fait de plus en plus appel à des intérimaires ou à la sous-traitance." Il demande aussi l'arrêt des réorganisations incessantes : "les tournées des facteurs sont réorganisées tous les deux ans. Ils ont à peine le temps de s'habituer que cela change déjà." Et le représentant syndical de pointer une grosse fatigue des personnels et un absentéisme qui à tendance à s'accroître... Des soucis qu'il comptait bien exposer à la direction suite à la manifestation.

Dans les rangs, pas seulement des postiers, mais aussi des retraités, des élus, des militants politiques ou des cheminots. Et puis un groupe d'habitants d'Asnières, tout près de Bourges. Ils sont venus de loin pour dire "Non" à La Poste, non à la fermeture d'un bureau près de chez-eux : "maintenant, on applique en ville la même politique que dans les zones rurales" dénoncent les membres du collectif qui s'époumonent depuis un moment déjà via des pétitions et des manifestations : "on a eu une réunion houleuse avec La Poste récemment...", comme ce fut le cas dans le quartier Ste Radegonde de Tours mardi, ce dernier étant lui aussi concerné par une fermeture de bureau. "Maintenant, pour aller faire une démarche, il nous faudra toute une matinée, prendre le bus, et comme il n'y en a qu'un par heure attendre souvent longtemps avant de revenir" déplorent les habitants du Cher, des personnes âgées, pas forcément véhiculées.

Si La Poste doit évoluer pour s'adapter aux nouveaux modes de consommation et en particulier à Internet, elle ne doit donc pas négliger aussi l'évolution de la population, de plus en plus vieillissante, et toujours aussi attachée à son bureau de proximité. Pas simple à concilier.