Tours

5 artistes argentins exposés jusqu’à Noël

La galerie Oz’Art n’en est pas à son coup d’essai avec l’art latin.

Ouverte depuis 6 ans maintenant, la galerie Oz’Art de Tours monte régulièrement des expositions avec des artistes d’Amérique latine. Joris Lehr Drylewicz a ainsi proposé un premier accrochage dédié aux artistes argentins tout juste quelques mois après son installation à deux pas de la Place Châteauneuf. A l’occasion du festival Soleils des Amériques (dont on vous avait parlé longuement par ici) il mixe avec doigté l’art de 5 artistes aux styles variés, qui jouent avec le réalisme ou le figuratif, l’humour ou la couleur.

En filigrane il est souvent question « d’histoire et de mémoire » dans les œuvres d’Argentine, un pays qui a connu des heures sombres avec la dictature mais dont l’art est souvent emprunt d’espoir : « ils peuvent être dans l’eau jusqu’au cou mais rigolent quand même. Leur réalisme est parfois brutal mais aussi fantastique. C’est un travail riche avec beaucoup de détails » explique le galeriste et son ami Jose qui l’ai aidé sur ce projet. On retient personnellement les surprenantes toiles de cendres de Felix Eleazar Rodriguez qui conçoit des tableaux aux visuels quasi photographiques et parvient à faire des dégradés de couleurs assez saisissants, sombres mais vivants.

Âgés de 50 à 88 ans, Le Parc, Perrin, Pietra, Rodriguez et Segui les 5 artistes choisis pour « Arte Argentino » sont particulièrement réputés dans leur pays, et même en France où certains résident. Julio Le Parc expose ainsi en parallèle dans l’une des plus grandes galeries de New-York. Perrin et Segui ont déjà dialogué ensemble sur les murs d’Oz’Art lors d’un précédent accrochage… Au total, une trentaine d’œuvres sont à découvrir du jeudi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h jusqu’au 23 décembre (y compris ce 11 novembre), certaines empruntent les codes de la BD, d’autres de l’art graphique… Le portrait d’un pays et d’une culture, d’une époque aussi. Une certaine vision du monde que l’on n’a pas forcément l’occasion de voir souvent en France et qui mérite pourtant que l’on s’y attarde. En plus, vous aurez un très bon guide.

O.C.