Tours

Pierre Moscovici à Tours : "François Hollande mérite plus de respect"

Le commissaire européen a commenté l'actualité politique.

En marge de sa visite sur les possibilités de subventions de l'Union Européenne en Indre-et-Loire ce vendredi, le commissaire européen Pierre Moscovici (ancien ministre de François Hollande) a évoqué l'actualité politique nationale. S'il reconnait que sa lecture du livre polémique Un président ne devrait pas dire ça où le président se confie comme jamais n'est pas son meilleur moment littéraire de 2016, il reste néanmoins relativement clément envers le chef de l'Etat : "François Hollande mérite plus de respect qu'il n'en rencontre parfois, y compris chez ses amis."

Pierre Moscovici, qui "reste de gauche et socialiste" refuse néanmoins d'apporter au chef de l'Etat un soutien très clair en vue de son éventuelle candidature à la présidentielle de 2017. Cela dit, il l'imagine mal "assister pendant six mois à la campagne sans y prendre part" ajoute-t-il en référence à la primaire de la gauche qui se profile. François Hollande dira à la fin de l'année s'il se lance dans ce combat pour sa réélection... On se souvient qu'il a mis dans la balance la question du chômage. Là encore, son ancien ministre va plutôt dans son sens : "je n'oserais pas utiliser son expression 'ça va mieux' mais on assiste à une reprise économique modérée en France. La situation du chômage commence à s'améliorer même s'il y a des rechutes et que les choses vont encore trop lentement."

Enfin, malgré les dépenses nouvelles importantes conssenties ces derniers temps par le gouvernement (pour la sécurité, les agriculteurs...), Pierre Moscovici croit que l'objectif qui est de ramener le déficit public à 3% du PIB est réaliste : "la France est en mesure de le respecter. Elle peut et doit être en dessous de 3% en 2017. A Bruxelles nous considérons que cet engagement est tenable. D'ailleurs, cette année, aucun rappel à l'ordre n'a été envoyé à la France." Prochaine étape : la révélation, la semaine prochaine, des prévision de croissance que l'Europe fait pour l'hexagone cette année. Paris a déjà admis que l'objectif initial de +1,5% était oublié. L'UE sera-t-elle tout aussi sévère, voire plus ?