Tours

6 lycéens de Tours partent aider les migrants près de Calais

Un voyage de 5 jours.

Le Lycée Notre Dame-La Riche de Tours s'engage pour aider les migrants. L'an dernier déjà, sous l'impulsion d'un des professeurs de l'établissement privé (Robin Durieux), un groupe d'élèves avait pris la direction de Lampedusa, cette île italienne par laquelle arrivent nombre de migrants qui ont traversé la mer depuis l'Afrique dans l'espoir d'une vie meilleure en Europe.

Cette fois, l'enseignant et une vingtaine d'ados envisagent un nouveau séjour humanitaire en février dans le camp de réfugiés de la commune de Grande-Synthe, tout près de Dunkerque dans le Pas-de-Calais. Pour le préparer, 6 élèves et leurs deux accompagnateurs ont pris la route du Nord ce mercredi depuis Tours. Astrid, Mathis, Flore, Marc, Solène et Simon - en 1ère et en Terminale - vont rencontrer les associations humanitaires de la région, préparer des repas puis les distribuer aux réfugiés (samedi) aux côtés de l'association Salam puis donner un coup de pouce aux bénévoles de l'association L'Auberge des Migrants à Calais.

Avec leurs sacs à dos et leur minibus, ils embarquent pour mieux comprendre une situation complexe : "ils vont vivre une expérience forte, l'objectif est de ramener un témoignage. Ca permet un élan de motivation, on l'a bien constaté après le séjour à Lampedusa. Ca a touché les lycéens, les enseignants, les familles..." explique Robin Durieux qui a même emmené ses élèves à Strasbourg, à l'invitation de la députée européenne d'Indre-et-Loire Angélique Delahaye afin de faire des propositions concrètes aux élus du parlement européen "comme la création d'un couloir humanitaire ou la réhumanisation de l'accueil des migrants."

L'idée est aussi de partager la motivation de jeunes pour faire perdurer l'élan de solidarité : "nous allons rencontrer des élèves d'un lycée situé à seulement 100km de Calais. Ils nous ont demandé de venir leur donner un coup de boost, de les secouer pour faire quelque chose. Il ne faut pas que les gens soient fatigués d'aider. La preuve à Grande-Synthe, une petite ville pauvre avec 30% de chômage mais qui accueille 800 migrants. Il faut donc encourager la population, là-bas et ici à Tours. Les jeunes ont des idées concrètes comme proposer des heures de baby-sitting aux familles de réfugiés ou éditer un livret d'accueil en plusieurs langues qui leur serait distribué." Des projets qui pourraient voir le jour dans les prochaines semaines.

Olivier COLLET

Pour les suivre, il y a une page Facebook accessible en cliquant ici.