Tours

Rock et science-fiction s’unissent avec Sybernetyks

Le groupe tourangeau vient de sortir son 1er album après deux EP. Rencontre.

« On voulait éviter l’album concept… Au final c’en est un sans l’être » avoue Paul. Auteur-compositeur, le jeune homme est l’un des principaux artisans de Sybernetyks, un groupe de rock tourangeau sur une pente ascendante depuis 2013 et qui vient tout juste de sortir son 1er album. Dans ce quatuor, tout le monde est passé par l’école tourangelle Tous en Scène. Johann, Paul, Émilien et Jyhell ont 25 ans de moyenne d’âge et se sont rencontrés à Tours… même si tous ont des attaches dans le sud et auraient presque pu s’y croiser, entre Carcassonne, Limoux et Perpignan. Aujourd’hui, ils sont les créateurs d’une Dream Machine puissante et rythmée qui vous envoie vivre une douzaine d’aventures entre rock, métal et électro.

Paul et Émilien se souviennent : « on a commencé à faire de la musique ensemble au lycée, entre copains de classe. Et ça ressemblait déjà un peu à ce que l’on produit aujourd’hui, c’était l’époque Linkin Park et Nickelback. » Impossible de renier ces influences, Dream Machine sonne clairement comme ça : « on écoute tous du métal à différents degrés de violence » ajoutent les garçons qui ont voulu créer tout un univers autour de leurs morceaux, depuis que l’un d’eux a cessé de lire des polars pour passer à la science-fiction.

Si Johann n’a rejoint Sybernetyks que depuis 6 mois après plusieurs années passées à le suivre de près, le groupe a déjà eu l’occasion de montrer ce qu’il savait faire via deux EP sortis en 2014 et 2015, ce qui leur a valu un prix via le dispositif Coup d’Boost de Tous en Scène avec à la clé un passage à Terres du Son et au Temps Machine. Puis il y a eu l’album, projet lancé depuis une bonne année, même si certains textes de Paul ont presque trois ans : « ce sont 12 histoires différentes, 12 sessions dans la Dream Machine. » Certains ont même déjà été joués sur scène avant d’être réarrangés pour ce disque enregistré en grande partie à la maison (entre St Avertin et St-Pierre-des-Corps) de février à mai 2016 + une session à Poitiers pour les batteries.

« C’est un album qui est dans la suite logique de ce que l’on avait fait mais plus évolué, moins incisif. Il y a beaucoup de sons clean, c’est plus aérien et mélodique. Le son est spatial, plus accessible mais tout cela reste cohérent » explique Émilien. « Les codes du métal ont été bien bousculés » ajoute Johann. Clairement, Dream Machine est plus un album rock que métal. Très rythmé et enlevé malgré quelques titres un peu trop répétitifs, il intègre quelques bijoux (comme Downstream et son intro). Les influences sont revendiquées : Tesseract ou le film Drive. A découvrir sur la scène du Temps Machine de Joué-lès-Tours le samedi 12 novembre avec une mise en scène en cours de création. Sybernetycs passe également une partie de son automne en tournée, de Bordeaux à Pau en passant par Bergerac.

Olivier COLLET

Et hop, le clip de Downstream :