Tours

Une vingtaine d'élus signent "pour faire de Tours une métropole française"

Ils ont écrit au chef de l'Etat.

Si lundi dernier le député de Tours Jean-Patrick Gille se réjouissait de marcher main dans la main avec la droite dans le cadre de la démarche pour obtenir le statut de métropole pour l'agglomération tourangelle, c'est cette fois en compagnie d'une vingtaine d'élus de gauche que le socialiste écrit au président de la République afin de solliciter son soutien (et ce à la veille de sa venue chez-nous).

Une lettre transmise avec 23 signatures (députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux d'Indre-et-Loire) afin d'espérer le soutien de l'Elysée et du gouvernement en cas de rédaction d'un amendement qui permettrait à Tours de devenir métropole dans le cadre du débat de la loi consacrée au Grand Paris. Un texte présenté cet automne et qui, une fois adopté, devrait déjà permettre à Orléans d'obtenir ce statut tant désiré par les mairies pour "faire partie du club des 15 plus grandes villes de France" et ainsi obtenir plus de considération de l'Etat, notamment via des crédits financiers (7 millions estimés pour Tours).

Le courrier des élus de gauche est accessible via ce lien.

Le président de la région François Bonneau (PS) signe lui une lettre ouvrerte sur la métropole, adressée au 1er ministre, en plus du courrier pour François Hollande qu'il co-signe. L'exécutif ne pourra pas dire qu'il n'est pas au courant des ambitions de la région Centre-Val de Loire (voici le courrier de François Bonneau).

De son côté. signataire de la lettre des élus de gauche, le maire de La Riche Wilfried Schwartz a publié un communiqué pour faire part de sa position "pour une solidarité territoriale." En clair il soutient le processus, mais a des craintes :

"Il faut intégrer la solidarité territoriale dans le calcul de la dotation de compensation communautaire versée aux communes et qui sera revue à l’occasion du projet de passage en Métropole. En effet, des disparités importantes existent entre les communes de l’agglomération. Les villes de Tours, Joué-lès-Tours, Saint-Pierre-des-Corps et La Riche mettent en place des dispositifs innovants et adaptés au service des habitants en grande fragilité. Ces quatre communes sont les seules disposant de quartiers prioritaires. Il n’est pas possible d’imaginer la Métropole de demain sans une vision d’avenir intégrant l’équilibre entre toutes les communes.

Pour que la future Métropole ne soit pas une agglomération à deux vitesses, il faut permettre à ces communes de poursuivre les dispositifs d’accompagnement des publics les plus fragiles tout en s’inscrivant dans une démarche innovante, dynamique et moderne."

 

Photo : le président du Conseil Régional, François Bonneau.