Tours

12ème tour de piste pour A Tours de Bulles

Le festival annuel consacré à la BD revient le week-end prochain.

La Place Châteauneuf a déjà commencé sa transformation dans le Vieux-Tours, mais A Tours de Bulles reste fidèle à ses fondamentaux. Une fois encore, et pendant tout un week-end, les bulles seront à l’honneur en plein centre-ville (non, pas celles que l’on boit, celles que l’on lit). Organisé par une quinzaine de bénévoles qui travaillent sur l’événement tout au long de l’année, le festival en est à sa douzième édition : « on a cherché à le recentrer sur la durée, ainsi ce sera encore plus familial » explique Philippe Septier, l’un des artisans qui œuvrent à la bonne marche de la manifestation dédiée à la BD. Autrement dit, tout va vraiment se passer pendant le week-end du 9-10-11 septembre. Y compris la séance dédiée au jeune public aux cinémas Studio, auparavant programmée le mercredi. Là, ce sera le dimanche, avec un film choisi par Thomas Priou, Brendan et le secret de Kells (14h15, suivi d’une rencontre).

Autre rendez-vous dédié aux enfants et même interdite aux grands : la séance de dédicaces du dimanche matin (10h), avec tous les auteurs jeunesse regroupés sous le chapiteau. « Sans les adultes, le contact devient plus facile. Il y a plus de ‘pourquoi’ et moins de ‘comment’ dans les questions posées. » Pour cette édition 2016, A Tours de Bulles va aussi mettre l’accent sur les comics à la française : « on a plutôt l’image des auteurs de comics anglo-saxons alors qu’il y a plein de Français qui en font », nous assure Philippe Septier, « ça touche tous les genres, ça permet une approche différente via les super-héros ou les personnages aux pouvoirs particuliers. Ca permet de traiter les problèmes sous une autre forme. » Une conférence sera consacrée au sujet dimanche à 15h, celle du samedi sera elle centrée autour d’une forme d’autisme : ce que l’on appelle le syndrome Asperger, avec une auteure qui en est atteinte et qui a dessiné un album sur ce sujet. Original, inédit, intéressant (ce sera à 11h avec également une spécialiste de l’hôpital Bretonneau).

En plus de la quarantaine d’auteurs présents pour des dédicaces tout au long des deux jours (dont 4 Tourangeaux), A Tours de Bulles c’est aussi des expos et un thème cette année : drôle de bêtes (par le créateur de l’album Grand Méchant Renard, Benjamin Renner). Parce que les animaux sont partout sur les planches de BD, et on ne parle pas seulement de Garfield et Rantanplan : « ils parlent souvent de sujets humains et portent des traits de caractère liés à leur physique » complète Philippe Septier qui conseille d’aller voir à ce sujet l’expo de la galerie Oz’Art (elle commence ce mardi 6 septembre). Une autre expo se déroulera chez Arcades Institute du 6 au 11 et on y verra en avant-première les planches du 1er album de Juan Diaz Canalès en tant qu’auteur complet (Au fil de l’eau).

Pas forcément très médiatique mais toujours aussi populaire, la BD aura donc son écrin et sa vitrine grand public à Tours pendant tout un week-end : « l’essentiel c’est de faire venir ceux qui ne sont jamais venus. Mais celui qui vient découvrir » conclut Philippe Septier qui voit bien ce festival - qui accueille déjà 5 000 visiteurs par an - prendre encore de l’ampleur voire s’étendre sur le reste de l’année via des concerts dessinés ou des expositions.

Olivier COLLET

Tout le programme d’A Tours de Bulles c’est sur www.atoursdebulles.fr. Rappelons que l’entrée est gratuite.