Tours

Place St Paul, le lieu idéal pour un festival urbain

Pour la deuxième fois, elle accueillera le festival Imag’IN les 9 et 10 septembre.

A Tours, les places les plus célèbres se nomment Anatole France, Jean Jaurès, Choiseul, de la Résistance ou Gaston Paillhou. C’est celles qui sont situées en centre-ville. Mais à la différence d’autres villes comme Nancy (Ploace Stanislas), Lyon (Place Bellecour) et même Orléans (Place du Martroi), leur configuration ne permet pas vraiment d’accueillir de grand événement, ou alors en coupant la circulation (lors d’un concert près de la bibliothèque l’an dernier par exemple). A l’inverse, avec leurs grands espaces, la Place Velpeau et la Place St Paul ont d’excellents atouts. Et pourtant, hormis les marchés, ces deux sites accueillent peu de manifestations. C’est bien dommage.

Depuis l’an dernier et sa 7ème édition, le festival Imag’IN a pris ses quartiers au Sanitas. Il y retourne pour deux jours les 9 et 10 septembre. Enfin, « retourne » n’est pas forcément le mot adéquat. Car ce quartier, Pepiang Toufdy le connait bien, très bien. Son objectif : organiser tout au long de l’année des ateliers, autour de la musique de découvertes culturelles et sociales ou d’actions de prévention. Musicien et réalisateur (il participe notamment à un projet pour TV Tours depuis 5 ans, Wanted TV), le directeur artistique de Prod’Cité veut emmener les groupes « dans les lieux où ils ne vont pas habituellement. » Après le Bateau Ivre, le Petit Faucheux, le Nouvel Atrium ou plus récemment le Temps Machine, c’est donc au milieu des immeubles que la scène s’installe, en attendant d’autres projets à plus grande échelle encore.

Sur la quarantaine de bénévoles mobilisée, une quinzaine sont issus du Sanitas. Pour autant, Pepiang Toufdy ne veut pas que l’on définisse Imag’IN comme un festival de quartier : « c’est un événement dans un lieu atypique, ouvert à tout le monde. C’est une action pour la ville, pour l’agglo, pas pour le quartier. L’idée c’est de rassembler les réseaux de la culture tourangelle. Il y a un véritable enjeu social. La culture peut beaucoup apporter, le but est de faire découvrir des groupes, et on a gagné notre pari car ce festival existe encore au bout de huit ans et il est gratuit. »

Sur la scène devant laquelle 4 000 personnes pourraient se masser en deux jours, on attend Bollywoodintours, Capoeira Mandara, la Cie Pheon.X, Beat Matazz, Philémone, Doclap, Padwin, Janksi Beeeats ou Hippocampe Fou le samedi soir. Mais les animations débuteront dès 10h avec une déambulation et une scène ouverte. La veille, plusieurs talents originaux se partageront l’espace dès 18h30 alors que dès le matin, des ateliers graffs ou un concours photo « montre-moi ton quartier » rythmeront la journée. Un village composé de 11 associations sera également présent. Toutes les informations sur la page Facebook consacrée à l’événement.

Olivier COLLET