Tours

Une Grande Braderie de Tours moins étendue, plus sécurisée et plus chère

La ville a levé le voile sur les détails de l'organisation de l'événement prévu le 4 septembre.

A l'heure où l'on écrit ces lignes, la Grande Braderie de Tours est confirmée pour le dimanche 4 septembre dans le centre de Tours. La mairie a su convaincre la préfecture d'Indre-et-Loire que les moyens étaient là pour assurer la sécurité des visiteurs (250 000 personnes y flânent en général, sans doute bien moins cette année, tout le monde s'y attend dans le contexte d'état d'urgence).

Cependant, le maire Serge Babary a tenu à prévenir : jusqu'au dernier moment, si l'actualité l'exige, les autorités peuvent décider de tout annuler : "la menace sur notre pays est réelle, soutenue et accrue. L'attaque du 14 juillet à Nice a renforcé le sentiment d'insécurité et nous nous devons d'apporter les preuves d'une sécurisation maximum des événements que nous proposons" a souligné l'élu.

La Braderie devrait donc avoir lieu, alors que celle de Lille a été annulée. En revanche son périmètre va être modifié, concentré. Mais comme les marques de produits ménagers qui affirment que leurs produits sont dans des flacons plus petits mais toujours aussi efficaces, la ville de Tours explique qu'au final il n'y aura pas beaucoup moins d'exposants pour cette édition 2016. 774 dossiers ont été déposés, dont 240 de la pârt de commerçants sédentaires du centre tourangeau (on comptait 890 exposants en 2015, à noter que les inscriptions sont désormais closes).

8 semi-remorques de plots pour la sécurité des 43 accès

En fait, afin de mieux sécuriser le périmètre, les extrémités de la braderie ont été rognées. Alors que les brocanteurs pouvaient s'installer sur l'ensemble des terre-pleins des boulevards Béranger et Heurteuloup, ils devront désormais s'arrêter à hauteur de la Rue Marceau sur le Bd Béranger, et au niveau de la Rue Buffon côté est. Sur l'Avenue de Grammont, la partie la plus au sud où s'installaient les badauds a également été supprimée. En revanche, alors que jusqu'ici les stands se concentraient sur les contre-allées de l'Avenue, ils seront également répartis sur les voies de circulation cette année. La Place de la Résistance et la Rue Charles Gille accueilleront également du monde. Au final, au lieu d'avoir 14km de linéaires "il y en aura 13" détaille Jean-Louis Renier, directeur du service commerce.

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Néanmoins, sécuriser toute cette zone s'avère être une grosse affaire car 43 entrées ont été recensées. A chaque emplacement, des agents de sécurité dont le nombre n'a pas été communiqué seront habilités à fouiller et à palper les visiteurs qui souhaiteront entrer. Il n'y aura pas de nouveaux contrôles ensuite même s'il faut s'attendre à croiser des policiers, peut-être des militaires si le gouvernement décide de prolonger l'opération Sentinelle (réponse lundi prochain). Par ailleurs, la police municipale gardera 11 points d'accès dédiés aux commerçants dont les véhicules seront inspectés.

Autres mesures annoncées ce lundi : les interdictions de stationner entreront en vigueur plus tôt que d'habitude. 8 semi-remorques de plots seront acheminés pour sécuriser les accès. Dans les jours précédant la braderie, la police municipale sera très attentive aux objets présents sur la voie publique. Le jour J, la vente de couteaux ou tout autre objet tranchant sera interdite, que ce soit par les brocanteurs ou les commerçants sédentaires (par exemple les magasins de vaisselle). La commercialisation d'armes factice ou de pétards sera également impossible.

Au final, alors qu'elle mobilise en général 200 personnes, la mairie de Tours a réquisitionné 450 personnes pour cette journée du 4 septembre  Le coût total de l'événement sera de 150 000€ contre 45 000€ en 2015, un "sacrifice" assumé par les élus Serge Babary et Céline Ballesteros désireux de soutenir l'activité commerçante tourangelle.

Olivier COLLET