Tours

Résidence Liberté à Tours : 44 occupants relogés sur 87

Le bâtiment est privé d'électricité depuis plus de trois semaines.

C'est un dossier que la préfecture d'Indre-et-Loire et le Conseil Départemental gèrent en duo depuis la dernière semaine du mois de juillet, en parallèle d'une action judiciaire. Depuis le 29 juillet, la résidence Liberté de l'Avenue Maginot à Tours Nord n'a plus l'électricité. C'est la consquence d'un conflit entre la société propriétaire des lieux et EDF, et le tribunal, qui s'est exprimé sur ce dossier début août, a validé la coupure de courant en attendant un nouveau jugement sur le fond programmé le 6 septembre.

Sauf que pendant ce temps, les services publics ont recensé 87 personnes vivant dans ce bâtiment, notamment des familles aux revenus très modestes (selon le site de la résidence, le loyer est de 215€ par mois, charges comprises). Ces trois dernières semaines, des réunions hebdomadaires ont donc été organisées afin de leur trouver des solutions de relogement. Dans le dernier point de situation communiqué en fin de semaine dernière, les services administratifs faisaient état de 44 personnes relogées ou ayant reçu une proposition de relogement dans le parc public. Leur situation devrait être débloquée pour la fin du mois.

33 personnes supplémentaires, dont 12 enfants, "ont été ou seront prises en charge par le 115" géré par l'association Entr'aide Ouvrière nous explique-t-on. Des visites ont également eu lieu pour vérifier l'état du bâtiment et le respect des règles de sécurité, d'autres sont prévues dans les prochains jours.

Autre acteur qui suit de près la situation : l'association Chrétiens Migrants. C'est elle qui dès les premiers jours a alerté le public sur l'urgence humanitaire. Elle doit rencontrer ce mardi la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, le directeur de cabinet du préfet ainsi que les services du département et de la ville de Tours pour évoquer l'avenir des 19 personnes (7 adultes et 12 enfants) qu'elle loge dans l'ancien hôtel Liberté (elle est locataire de 6 studettes) arguant notamment que le recours au 115 est inutile vu la surcharge de celui-ci : "100 refus d'hébergement par jour depuis des mois". EDF lui a également refusé la signature d'un contrat spécifique pour les espaces qu'elle loue.

O.C.

Image issue de Google Street View.