Tours

Des ondes magnétiques pour atténuer les douleurs

La chromatothérapie s’installe à Tours.

Ils sont déjà 3, peut-être 4 en début d’année prochaine. Les chromatothérapeutes s’implantent à Tours et, en 6 mois, Alexis Quatre-Sols revendique déjà « une soixantaine de patients par semaine » (dont des sportifs de haut niveau). Ce Tourangeau-Parisien de 42 ans a commencé sa carrière dans l’orthopédie avant de passer par l’armée pendant 10 mois (pour rendre hommage à son grand-père résistant). Ensuite, il a exercé dans le domaine de la visite médicale les 15 années suivantes et a finalement choisi de se reconvertir dans cette branche « suite à une rencontre avec un psychiatre » alors qu’il travaillait pour un laboratoire pharmaceutique. Deux ans d’études plus tard (« très dures » le cursus, dit-il, « 10% de réussite après l’école, unique en France »), le voilà installé dans son cabinet, au frais, sur le Boulevard Heurteuloup.

« Je ne travaille que sur diagnostic médical » rassure d’emblée Alexis qui sait qu’on peut avoir tendance à se méfier des techniques alternatives. D’ailleurs, il le précise aussi : « il ne s’agit pas de se passer de la médecine traditionnelle ou des médicaments mais de venir en complément », en clair : d’écourter et faciliter les traitements. Sa technique « scientifique et cartésienne » consiste à utiliser des ondes électromagnétiques dirigées vers une zone douloureuse du corps (suite à une entorse ou une tendinite par exemple) afin d’atténuer les douleurs. Le tout se fait à l’aide d’une sorte de lampe de poche utilisée pendant quelques minutes seulement et alors que le patient est plongé dans le noir pour ne pas perturber le cerveau.

Alexis Quatre-Sols explique également que la chromatothérapie peut-être utilisée pour soulager des problèmes d’arthrose, d’eczéma, de sommeil, d’acné voire pour réduire les rides (en une douzaine de séances d’une demi-heure à 48€), là encore en complément d’un suivi médical, assure le professionnel qui intervient aussi auprès des chevaux « encore plus réceptifs que les hommes. En 20 minutes ils ne boitent plus » raconte-t-il par exemple. Un outil à manier avec précision et une bonne connaissance car une mauvaise utilisation peut entraîner des troubles aux conséquences problématiques. Mais le thérapeute assure que la technique « déjà utilisée par les Égyptiens » est un bon moyen de traiter des douleurs ou des problèmes d’anxiété en accéléré. Certains médecins lui enverraient même leurs patients.

O.C.