Tours

Tours parie sur les balades pour faire rester les touristes

Sur la Loire, en Segway ou à vélo, la ville et l’Office du Tourisme axent sur leur communication sur des propositions variées.

« Faites une pause à Tours » dit la pub de l’Office du Tourisme qui s’affiche dans le métro parisien. « Faisons en sorte que les touristes aient envie de passer une nuit de plus à Tours » complète Christophe Bouchet, l’adjoint au maire chargé du tourisme à la mairie de Tours. Il ajoute un argument supplémentaire : « dans le monde, 80% des touristes sont des urbains et 80% des touristes visitent des villes. » Alors Tours veut sa part du gâteau.

Avec la Loire, les châteaux, les monuments historiques, les musées ou les événements, quand il ne pleut pas, notre ville et sa région ne manquent pas d’atouts. Mais il faut trouver l’axe de communication sur lequel centrer son propos et on croit l’avoir trouvé : la balade (des gens heureux, comme dirait la chanson…). C’est d’ailleurs sur un grand bateau de la ville exploité par l’association Boutavant que maire, adjoint et directrice de l’Office du Tourisme ont présenté leurs ambitions au fil de l’eau du fleuve royal (toujours bien haut, 2m de plus que la normale en cette saison).

BONUS : Diaporama en bord de Loire ci-dessous

Voguer sur la Loire… Apparemment les touristes ont tous la même idée. Un circuit qui passerait par tous les châteaux aurait un succès assuré. Oui mais voilà, ce n’est pas vraiment possible. Cela dit, le fleuve autrefois autoroute fluviale reste accessible pour les bateaux comme ceux de Boutavant qui propose des balades au départ de la guinguette vers St-Cyr-sur-Loire ou alors depuis le Pont de Fil vers l’Abbaye de Marmoutier (conseil : ré-ser-vez).

Hautement soutenue par la ville de Tours, Boutavant travaille d’ailleurs avec elle à la création d’une nouvelle embarcation pouvant accueillir de 35 à 70 personnes selon la configuration qui pourrait permettre des trajets plus longs, jusqu’à Candes-St-Martin voire Saumur, ou Amboise en amont. « Il s’agirait de promenades d’hiver ou de printemps » explique le président Jean-Pierre Berton qui le justifie par le niveau des eaux. Mais il a déjà une idée pour la saison estivale : transformer le bateau en bibliothèque et site de dégustation de produits locaux autour du poisson, le tout sur les quais de Loire. Ca tombe bien, ça manque encore un peu de restos au bord de l’eau !

Pour ceux qui ont le mal de mer (ou le mal de Loire, si l’on localise le problème) ou ceux qui ont tout simplement envie de bouger leurs muscles, les options sportives ne manquent pas : « nous proposons 29 circuits de randonnée sur les 22 communes de l’agglomération avec un balisage des sentiers. Et puis il y a La Loire à Vélo avec le point de passage de Savonnières qui est le plus emprunté avec 91 000 passages en 2015, +15% en un an. Nous travaillons aussi sur la signalétique du chemin vers St Jacques de Compostelle via St Avertin et Chambray vers Veigné ou sur le Cher à Vélo (la région va investir 30 millions à long terme, ndlr) » énumère Christophe Bouchet.

Tout cela amène à une réflexion sur les entrées de ville : plutôt que par la Loire côté Sud avec le débouché sur le Pont Mirabeau, des discussions sont en cours pour orienter les cyclistes sur la rive Nord dès Vouvray puis via Rochecorbon, le parc de Ste Radegonde et le Pont de Fil. En partant du principe qu’un touriste dont les yeux sont soignés a plus envie de rester qui si il se retrouve pris dans la circulation aux heures de pointe. Pour mener à bien ce dossier, 3km de piste seront à aménager. In fine Tours doit devenir « la capitale du vélo » (en attendant l’ouverture de la maison du vélo dont on a pas eu de nouvelles depuis un moment).

Olivier COLLET

Sinon dans la série fun ou nouveau il y a la balade en Segway (au départ de la guinguette, de Villandry ou de Tours Plage), le plan avec ses propositions de circuits à pied ou alors les accueils à l’aéroport et à l’Office du Tourisme par des agents SNCF pour guider les voyageurs et leur vendre des billets.