Tours

Une nouvelle agression à la maison d'arrêt de Tours

Elle a eu lieu ce samedi matin.

"Il faut stopper l'hémorragie à la maison d'arrêt de Tours" : voilà comment débute le communiqué du syndicat UFAP-UNSA Justice représentant une partie des surveillants de la prison tourangelle et transmis ce dimanche. Il évoque une nouvelle agression après celle qui avait déjà fait la Une il y a deux mois quand un détenu était devenu violent parce qu'il n'avait pas accepté l'annulation d'une séance de sport malgré le mauvais temps. "10 agents au total ont subi de violentes agressions depuis le début de l'année. 4 agents ont été agressés par des détenus mineurs" rappelle pour sa part un autre syndicat, le SPS.

Cette fois, c'est un détenu de 17 ans "incarcéré pour le viol de la réceptionniste d'un hôtel" (selon le syndicat SPS) qui s'en serait pris à une surveillante venue apporter des médicaments ce samedi 23 avril vers 10h. Il "l'attendait en possession d'un couteau et d'une fourchette. Il bondit sur elle sans aucune raison apparente" relate l'UFAP-UNSA. Une agression stoppée par un autre détenu majeur chargé de l'entretien des locaux et qui s'est interposé immédiatement pour mettre fin aux violences en attendant l'arrivée d'autres collègues.

Les syndicats indiquent que suite à ces faits la surveillante a été transportée aux urgences où elle a dû se faire poser 6 points de suture et prescrire 4 jours d'arrêt maladie. Ce n'était d'ailleurs pas la première fois qu'elle était victime d'agression rappelle le SPS qui relate qu'un détenu lui avait cassé un doigt en s'évadant il y a 5 ans lors d'un transfert hospitalier. "Les détenus n'hésitent plus à passer à l'acte" dénoncent une fois de plus les surveillants qui réclament plus de moyens comme ils l'avaient fait le 7 avril dernier en manifestant devant la maison d'arrêt. Ils demandent notamment à travailler en binôme et n'excluent pas une nouvelle mobilisation.

O.C.