Tours

Pique nique géant des motards en colère à Tours

Ils vont se mobiliser tout le week-end contre le contrôle technique pour les deux-roues.

Il semble que la Place Jean Jaurès de Tours soit devenu le nouveau restaurant des manifestants en tous genres. Après le cochon grillé des agriculteurs et le barbecue des opposants à la loi Travail, voici que les motards ont décidé de venir s'y restaurer samedi midi. Mais pas n'importe quels motards : ceux qui sont en colère contre l'instauration d'un contrôle technique obligatoire lors de la revente des deux-roues.

Ils se retrouveront donc samedi à midi à l'appel de la FFMC37 sur le parking de la fête foraine de Tours avant de rejoindre le centre-ville en cortège et sans doute en compagnie de participants venus d'autres départements (la circulation risque d'être perturbée une partie de l'après-midi). Une manifestation qui sera suivie d'un autre rassemblement dimanche 17 à Bourges, avec le départ d'un convoi depuis Tours en début de journée.

A l'aube d'une précédente mobilisation, Olivier Lecomte, président de l'association des Mards en Clère urangeaux expliquai : "La mesure pourrait être mise en place en octobre et selon le gouvernement l'objectif c'est de réduire le nombre de morts sur les routes. Pourtant, depuis dix ans, le parc de motos ne fait qu'augmenter et il y a de moins en moins d'accidents. Il s'agirait d'un contrôle exclusivement visuel, que chaque motard qui se repsecte pratique déjà puisqu'il sait qu'on est plus vulnérable sur un deux-roues que dans une voiture. Rien qu'un pneu sous-gonflé on le sent beaucoup plus. Ce que l'on craint aussi, c'est que même s'il n'est prévu que pour la revente dans un premier temps ce contrôle technique finisse par devenir périodique, comme pour les voitures. A l'époque les automobilistes n'avaient rien dit mais pour nous c'est inefficace et les voitures sont globalement en bon état. Cette mesure c'est du délire, le gouvernement cède au lobby des garagistes qui fait pression depuis dix ans. Ce n'est pas ça qui va faire baisser le nombre de tués."