Tours

Le Pont de l'Alouette a repris du service

Mais les travaux ne sont pas encore finis et d'autres sont à venir.

Après un an de fermeture et 1,45 million d'euros investis pour sa modernisation, voilà le Pont de l'Alouette de Tours Sud de nouveau opérationnel pour rejoindre l'Avenue de Grammont en direction du Cher et de Tours Centre et ainsi éviter un rond point et donc de potentiels bouchons. Ce sont pas moins de 8 000 convois exceptionnels qui empruntent cet axe chaque année et 12 à 15 000 véhicules par jour, donc forcément la nouvelle était attendue : les premiers automobilistes qui ont évité la déviation dès 11h15 ce mardi avaient d'ailleurs un grand sourire aux lèvres, et pas seulement à cause du comité d'accueil posté sur la piste cyclable qui longe l'ouvrage.

Construit en 1965, le Pont de l'Alouette que l'Etat a géré jusqu'en 2007 sans jamais y faire de travaux menaçait clairement de s'effondrer à long terme si rien n'étai fait. Parce que l'humidité s'infiltrait, parce que l'ouvrage bougeait et parce que ses fondations n'étaient pas aussi solides que ce que l'on est en droite d'attendre pour ce type de construction. Donc il a fallu tout refaire sous la maîtrise d'oeuvre de la communauté d'agglomération, pas franchement ravie du cadeau empoisonné (elle a le pont à sa charge depuis 2009, après deux ans de gestion par le département).

Le chantier a été technique : il a fallu refaire les culées du pont (ce qui le soutient de part et d'autre), soulever son tablier de 170 tonnes laissé en suspension plusieurs mois, déconstruire puis réaménager les remblais, consolider l'ensemble... Et tout ça a pris du retard : plus de 3 mois, sachant qu'il reste encore quelques détails à fignoler d'ici au 1er avril (un peu de béton et de peinture en résumé), sans compter les aménagements paysagers. Le chantier a par ailleurs permis de remplacer l'escalier dédié aux piétons par une pente douce accessible aux vélos. Tout ça a été géré par deux entreprises : Eurovia et Artelia.

Maintenant que ces travaux sont achevés, Tour(s)Plus pense à la suite : "on prévoit entre 800 000€ et 1 million d'euros par an pour refaire les ouvrages d'art, et ce pendant dix ans" précisent les services techniques par la voix de Frédéric Bois, aux côtés du vice-président chargé des transports Frédéric Augis et de l'adjoint tourangeau chargé de la circulation Yves Massot. Le pont de la descente de l'Aubrière (du lycée Grandmont vers la route de St Avertin) est le prochain sur la liste, il sera fermé dès le 11 juillet mais seulement pendant la période estivale afin de refaire les garde-corps et la surface.

Par ailleurs, et là dès avril, ce sont les ponts de l'Avenue de Grammont surplombant le Cher qui vont voir débarquer les ouvriers, là-encore pour traiter des problèmes d'humidité mais sans couper la circulation. Ca permettra aussi de préparer le changement des réseaux d'eau et d'installer la fibre optique.

Voici les images du pont rouvert...