Tours Agglo

Joué-lès-Tours demande des renforts policiers après une série d'agressions

Les faits ont débuté fin novembre.

Malheureuse coïncidence ou série de faits orchestrée ? L'enquête est encore en cours, donc la réponse ne peut pas être affirmative. Une chose est sûre : depuis le 23 novembre, des femmes d'âges différents ont subi des agressions violentes dans plusieurs quartiers de Joué-lès-Tours (Bulle d'O, République...), de la part d'individus jeunes, et selon un mode opératoire semblable. Au moins 18 victimes ont été recensées dans la commune en l'espace de deux semaines, peut-être plus. Certaines évoquent des actes très violents, et leur peur de sortir. Il semble qu'un tel enchaînement de faits soit assez inédit sur le territoire de la 2ème plus grande ville du département d'Indre-et-Loire.

Face à cette situation, la municipalité jocondienne se dit préoccupée et inquiète. Elle explique avoir reçu plusieurs victimes via la police municipale pour les accompagner via leurs démarches et a mis à disposition les images de ses caméras de surveillance pour la police nationale comme c'est le cas pour les enquêtes judiciaires qui le nécessitent.

En parallèle, l'adjoint au maire en charge de la sécurité Lionel Audiger nous indique ce mercredi que les patrouilles de la police municipale ont été renforcées sur le terrain. 33 agents composent le service, une brigade agrandie depuis 2014 et qui le sera encore en 2019 avec l'objectif d'atteindre 40 agents.

Néanmoins, la ville de Joué-lès-Tours demande des renforts de la part de la police nationale. Suite à cette série d'agressions, elle va envoyer un courrier officiel à la préfète et à la députée Fabienne Colboc pour réclamer des moyens supplémentaires rattachés au commissariat jocondien, une démarche qu'elle a déjà entrepris début novembre après la série d'incendies de voitures dans le quartier de la Rabière... sans succès. Il faut dire que la police tourangelle manque d'effectifs - à Tours, à Joué voire au niveau national, y compris de l'avis des syndicats. Ces derniers se mobilisent d'ailleurs depuis plusieurs mois pour exiger des recrutements, tout en dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail (heures supplémentaires non payées ou non récupérées).

Autant dire que dans l'immédiat il risque d'être compliqué d'accéder à la requête de Joué-lès-Tours.