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Les bords de Loire vont être « déboisés » à St Genouph et Berthenay

Pour éviter des crues trop importantes et des inondations.

Le souvenir des grandes inondations du XIXème siècle hante la Touraine… Et l’alerte de 2016 avec le quasi-débordement du Cher et la forte crue de la Loire nous rappelle que le risque existe toujours, malgré les digues. Du coup, la vigilance est permanente autour du fleuve. En septembre, une opération de « nettoyage » de ses berges doit ainsi être entreprise à St Genouph et Berthenay, à l’ouest de Tours, afin de contrôler la végétation (un programme similaire a été décidé pour le Cher à Tours)…

On appelle ça le déboisement. Comme son nom l’indique, il va falloir couper certains végétaux qui pourraient favoriser une montée des eaux, c’est en tout cas l’avis de la Direction Départementale des Territoires. Après une première expérience menée en 2016, un nouveau « déboisement » est donc en préparation pour le fleuve royal et cela concernera 30 hectares (sur les rives et les îles).

Pourquoi un tel chantier ? En fait, la construction des digues a rétréci le lit de la Loire et un tiers de sa surface est aujourd’hui occupé par de la végétation. Si l’eau vient à monter fortement, la crue aura moins d’espace pour s’étendre avant de déborder aux alentours et d’inonder les champs et les villes. « Le niveau d’eau en crue peut ainsi être relevé de plusieurs dizaines de centimètres » s’inquiètent les services de l’État qui craignent une sur-inondation de certains secteurs ou une dégradation de la solidité des digues. Autres soucis : trop de végétation c’est moins de grands espaces pour les oiseaux et moins de vues dégagées sur le fleuve, donc moins de grands panoramas paysagers pour les Tourangeaux et les touristes avides de contemplation et de belles photos.

La décision est donc prise : il va y avoir de la coupe à la rentrée (les détails des interventions seront révélés en septembre). « La biodiversité sera préservée, le paysage et le territoire valorisés » assure-t-on à la DDT. Par exemple, les travaux auront lieu hors de la période où les oiseaux font leurs nids. Les interventions seront aussi « évitées » là où les arbres abritent chiroptères et insectes xylophages et les huttes de castors seront balisées. Enfin « des arbres remarquables et des ilots de végétation seront préservés » est-il précisé.

 

Photo : la Loire à Tours, image d'illustration.