Tours Agglo

Le redécollage de Pony Pony Run Run

Après 4 ans de silence, les deux frères reviennent avec un nouvel album et un concert à St Avertin le 29 avril.

De Pony Pony Run Run vous connaissez forcément le tube Hey You...

 

Eh bien aujourd’hui, Info-Tours.fr vous conseille le nouvel album des frères Réchi Lé Ky-Huon, Gaëtan et Amaël. Il s’appelle Voyage Voyage¸ il est sorti le 4 mars, et il sera à découvrir en live sur la scène du Nouvel Atrium de St Av’ à la fin du mois. L’occasion de discuter un peu avec Gaëtan…

Il s’est écoulé 4 ans depuis votre dernier album… Qu’est-ce qui s’est passé pendant tout ce temps ?

On a arrêté de tourner fin juillet 2013 et à ce moment-là on a décidé de prendre du temps pour nous. Amaël s’est occupé de sa famille et a eu un enfant. De mon côté j’ai pris le temps de composer à droite, à gauche sans forcément penser à un nouvel album. Juste pour le plaisir. Résultat, en deux ans, j’ai composé près de 80 morceaux

Vous aviez besoin de prendre ce temps ?

L’idée c’était d’avoir vraiment envie, de ne pas être dans l’obligation de sortir un nouvel album. Quand tu fais de la musique, travailler sous la contrainte ce n’est jamais bonne chose. Il faut prendre le temps de laisser les morceaux vivre, de les changer. Notre premier album a ainsi été composé sur trois ans et comme avant de le sortir on avait fait une tournée, les morceaux avaient eu le temps de vivre sur scène. Le deuxième album a lui été composé en un mois ou deux et mixé dans le même temps. Du coup les morceaux étaient figés, ils n’avaient pas eu le temps de respirer.

Une chanson c’est comme le vin : ça se bonifie avec le temps ?

C’est un peu ça oui… En plus avec mon frère nous sommes amateurs de bon vin. Ce qu’il faut, c’est laisser les choses respirer. Certains titres se font en une heure et s’enregistrent deux heures, ça arrive et c’est bien mais c’est aussi important de revenir sur les morceaux. Ca peut changer du jour au lendemain : un refrain modifié, un accord au bon endroit, une guitare qui disparait au profit d’un clavier... C’est une fois en studio que les choses se figent. On avait 80 débuts de chansons, on en a sélectionné une trentaine avec l’objectif de faire un album homogène, que les morceaux aient une raison d’être ensemble.

Comment s’est passé l’enregistrement ?

Il y a eu une grosse période de préproduction dans notre studio aux Baléares avant l’enregistrement. Quant au mixage on a eu la chance de le faire à Londres chez Damon Albarn, grâce à des amis de notre producteur Frédéric Lô. C’est un home studio de 300m² avec ingénieur du son présent H24. Damon Albarn y a toutes ses collections d’instruments, on a trouvé des bouts de papier avec ses chansons en cours. Il y a son âme. Quand il n’est pas en voyage il compose un morceau par jour dans cet endroit.

Le titre de votre disque est on ne peut plus explicite : Voyage Voyage… Il a été composé sur la route…

Oui, c’est une discipline quotidienne de composer, peu importe où je suis. Là j’ai donc travaillé les morceaux sur mon Ipad ou un dictaphone car avec ma copine on a fait plusieurs grands voyages avec des billets ouverts. Les USA, l’Islande, le Groenland, l’Australie… On est partis à l’aventure. On ne savait pas où on allait le lendemain. On s’est par exemple fait héberger dans une cahute en bois avec des iguanes dans la mangrove, d’autres fois on n’avait pas d’électricité. On s’est aussi baigné dans les récifs coraliens d’Australie, j’ai appris le surf à Hawai… J’espère donc qu’il y a une évasion dans les sonorités et les thématiques mais je n’ai pas fait ces voyages pour trouver des idées.

Cet album est très dansant, c’est l’effet que vous recherchiez ?

Peut-être… Le plus important pour nous c’était la notion de plaisir. Avec mon frère on aime que les choses soient jubilatoires.

A quoi doit-on s’attendre sur scène le 29 avril ?

Ca va être axé sur le dynamique, sur le partage avec le public. Ce sera un live dense, compact : la playlist idéale de nos trois albums avec nos anciens morceaux remixés qui seront peut-être difficiles à identifier. Mais c’est volontaire : tous les trois mois on réarrange les titres pour éviter la routine et perdre notre fraîcheur.

Propos recueillis par Olivier COLLET

Et voici un extrait de ce nouvel album…