Portraits

Rencontre avec Margaux Legrand, Miss Centre-Val de Loire 2016

L’étudiante tourangelle de 22 ans représentera notre région lors de l’élection de Miss France en décembre.

Jean-Jacques Sabourin, président du comité Miss Centre-Val de Loire, a l’œil : une écharpe un peu de travers, un tic lié au stress, un sourire qui manque de naturel pour les photos… Rien ne lui échappe lors de notre entretien avec Margaux Legrand, Miss Centre-Val de Loire 2016 et prétendante au titre de Miss France lors de la soirée du 17 décembre prochain, à Montpellier. Il faut dire qu’avec 25 ans d’expérience auprès des Miss, l’homme qui nous vient de l’Indre a de l’expérience. Cette année, il est en tout cas tout content de revenir en Indre-et-Loire, un département dont sont originaires les trois plus belles jeunes femmes de la région, selon le jury réuni le 17 septembre dernier à Déols. Une performance car cela faisait une dizaine d’années que la Miss régionale n’était pas tourangelle.

A tout juste 22 ans (elle est du mois d’août), Margaux Legrand n’en est pas à son coup d’essai dans l’univers de la mode. Cette élégante brune d’1m72 à la voie fluette a d’abord été modèle photo avant de faire quelques défilés puis de participer une première fois à l’élection de Miss Centre-Val de Loire l’an dernier (elle a été première dauphine) : « c’est mon père qui m’a poussé à le faire. Il me disais ‘tu es belle ma chérie !’ La première fois j’y ai surtout été pour tester, m’amuser. Je n’étais pas très à l’aise, je manquais de confiance en moi… Mais cette année, je me suis dit qu’il fallait que je le refasse, et cette fois avec l’objectif de gagner. »

Déterminée, la Jocondienne qui vit dans le quartier de la Vallée Violette repasse donc le casting comme 37 autres candidates, fait partie des 16 choisies pour le grand soir et s’impose devant près de 3 000 spectateurs. « Je ne réalise pas encore totalement… » confie Margaux, depuis longtemps attirée par la mode, fière de représenter sa région, mais encore réservée : « je suis quelqu’un de très stressé de manière générale… Il faut que je travaille là-dessus. » Les prochaines semaines seront autant d’occasion car la jeune Miss va avoir un agenda chargé : « on commence les sorties dimanche à Argenton-sur-Creuse avant de passer au Salon de l’Habitat de Tours le 15 octobre. » Puis en novembre, ce sera le grand voyage à La Réunion avec toutes les autres Miss régionales avant les répétitions de l’élection à Montpellier début décembre : « je n’ai jamais vraiment voyagé et c’est drôle parce qu’un de mes rêves, c’était d’aller à La Réunion pour travailler, je commençais à regarder pour postuler. »

Margaux Legrand n’a aucune intention de mettre ses études entre parenthèses durant son année de Miss Centre-Val de Loire. Actuellement, elle négocie donc avec son établissement chambraisien pour avoir l’autorisation de s’absenter pendant un mois tout en pouvant poursuivre sa formation : « je suis étudiante en manip radio, ça permet de travailler autour des IRM, des scanners, ou sur des traitements à base de rayons, la médecine nucléaire, les échographies… J’ai toujours voulu être dans le médical, j’ai fait une première année de médecine que j’ai raté, ensuite j’ai hésite avec kiné mais ma tante travaille dans le secteur de la manip radio, elle m’a montré, ça m’a plu et j’ai donc passé un concours pour rentrer dans une école privée et faire cette formation paramédicale sur 3 ans. C’est une licence. J’en suis à ma troisième année, j’ai absolument envie d’être diplômée à la fin mais je ne sais pas encore si je chercherai du travail ou si je ferai un master après. »

Titulaire d’un bac S, adepte du reggae et du yoga, sportive, photographe… Margaux est aussi une jeune femme qui se repose beaucoup sur sa famille, dont ses deux petites sœurs de 14 ans et son frère de 18 ans. Elle est ambitieuse et espère bien figurer dans les 12 finalistes de Miss France voire dans le groupe des 5 qui restent jusqu’au bout de l’émission (l’an dernier, Margaux Bourdin avait terminé 6ème dauphine). Pour ça, il lui faudra notamment se créer une communauté d’admirateurs, ce qu’elle commence à faire via sa page Facebook : « je reçois beaucoup de messages, malheureusement je n’ai pas le temps de répondre à tout le monde. » Quant à Jean-Jacques Sabourin, il est à la recherche de partenaires qui souhaiteraient relancer avec lui un concours de Miss Indre-et-Loire qualificatif pour l’élection régionale : « c’est un département où il y a un fort potentiel. »

O.C. / Photos : James TECHER

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