Joué-lès-Tours

Un aménageur pour le site Michelin ?

Des négociations sont en cours.

 

5 ans après la fermeture d'une partie de l'usine Michelin, les 23 hectares du site qui ont été rasés sont toujours une morne plaine. Actuellement seule une centrale biomasse s'y est installée et vous pouvez en découvrir les coulisses ici. Pour le reste, pendant les 5 années qu'a duré le plan de revitalisation suite au PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) qui avait conduit à la perte de plus de 700 emplois, élus de la ville de Joué-lès-Tours, de la Métropole et Michelin n'ont pas réussi à s'entendre sur le devenir de ce qui est devenu une réserve foncière importante.

Un plan de revitalisation aujourd'hui terminé, si bien que légalement Michelin est libre de faire ce qu'il souhaite de ces 23 hectares et donc de les vendre à qui il désire. Enfin en théorie car c'est la ville de Joué-lès-Tours qui accorde les permis de construire et les deux interlocuteurs semblent jusqu'à présent ne pas avoir la même vision pour l'avenir de ce site. Du côté des élus, l'envie est claire : il faut que cela reste un site industriel. Pas question donc de centre commercial ou de pôle ludique comme Michelin a pu le proposer jusqu'ici.

Pour l'entreprise de pneumatiques, l'objectif est différent : le site a une valeur marchande et souhaite donc en tirer un bon prix, on évoque ainsi les 20 millions d'euros pour la totalité. La Métropole a tenté un temps de faire baisser le prix pour devenir acquéreur du foncier, mais sans résultats.

Une situation jusque là bloquée mais qui pourrait avoir trouvé une issue. En effet, Michelin serait en discussion avec un aménageur, l'entreprise Axton. Une information confirmée par Thibault Coulon, le vice-président en charge des affaires économique de Tours Métropole.

Et ce dernier de rappeler : "On souhaite donner notre préférence à de l'industrie parce que c'est un beau site et que la Touraine a besoin d'industries fortes. L'aménageur sera là pour trouver des projets et les faire grandir". Un "bel industriel" aurait ainsi visité les lieux il y a quelques mois selon Thibault Coulon. Selon nos informations une grosse entreprise de Touraine en plein développement pourrait également s'installer sur une partie du site.

Quant aux exigences financières de Michelin, Thibault Coulon de temporiser : "Ce sont des négociations commerciales mais Michelin ne se comporte pas comme Tupperware par exemple qui sont inflexibles, on peut dialoguer avec eux". A quelques kilomètres de là, le site Tupperware attend aussi un repreneur potentiel après que les négociations ont été rompues avec un industriel local, face à la fermeté de l'entreprise américaine sur le prix de vente de son terrain.