Joué-lès-Tours

Les gendarmes se renforcent en Indre-et-Loire

Une antenne régionale du GIGN et une unité d’élite sont en cours de formation à Joué-lès-Tours et Amboise.

En Indre-et-Loire, les forces de l’ordre seront prochainement suffisamment équipées pour intervenir en cas d’attaque terroriste, « de tuerie de masse » selon les termes employés par les gendarmes. Car ce sont eux qui sont en première ligne dans ce domaine. Situé à un carrefour de transports (autoroutes, train), département très touristique, proche de nombreuses grandes villes (Nantes, Orléans, Poitiers, Le Mans, La Rochelle…), notre territoire fait office de base stratégique pour des unités dont la première des qualités sera de pouvoir intervenir dans un temps très réduit, en l’occurrence tout juste 15 minutes.

Comme l’a rappelé ce mardi le Colonel de gendarmerie Quentin Cotton de Bennetot en marge d’un point presse sur la sécurité routière, deux nouveaux dispositifs vont venir renforcer les gendarmes en Indre-et-Loire suite aux nouveaux moyens accordés par le ministère de l’intérieur en réaction aux attentats de l’année 2015, et notamment à ceux du 13 novembre :

  • Un Psig-Sabre d’une vingtaine d’hommes à Amboise. Il s’agira d’une évolution de la compagnie actuelle, une unité mieux armée pour intervenir sur des missions spéciales.
  • Une unité locale du GIGN basée à la caserne de Joué-lès-Tours. Cette fois composée d’une trentaine d’hommes, elle sera lourdement armée (avec des armes du type « de celles de l’OTAN » nous dit-on). En complément d’une autre unité déjà basée à Nantes, elle pourra « s’affranchir des limites actuelles de territoire » et sera totalement opérationnelle en août lorsque tous les hommes seront arrivés et auront été entraînés. Pour l’instant, seuls une dizaine de gendarmes sont déjà présents, les autres seront donc mutés dans les prochains mois.