Indre-et-Loire

80km/h sur les routes secondaires : le Département d’Indre-et-Loire toujours agacé

Il attend le paiement des panneaux par l’État.

Ce lundi, le 1er ministre Edouard Philippe a présenté le bilan 2018 de la sécurité routière en France… Les chiffres montrent une baisse de nombre de morts et de blessés graves, et le chef du gouvernement veut notamment y voir un succès de la nouvelle limitation des petites routes : 80km/h au lieu de 90 depuis le 1er juillet. Les opposants à la mesure, dont des associations d’automobilistes, assurent en revanche que cette nouvelle règle imposée n’a pas eu d’effets réels et ils continuent d’en demander la suppression.

On le sait : les 80km/h c’est l’obsession d’Edouard Philippe, et le chef de l’Etat Emmanuel Macron n’est pas forcément à fond sur le sujet. Lors d’un Grand Débat devant les maires, il s’est dit ouvert à des aménagements. Et si le 1er ministre reste encore ferme voulant aller au bout de l’expérimentation annoncée pour 2 ans, on entend dire que l’exécutif envisage de laisser aux départements la liberté de remettre certains axes à 90, sans que ce soit encore décidé de manière officielle.

Interrogé sur le sujet ce lundi par Info-Tours.fr, le président du Conseil Départemental d’Indre-et-Loire refuse d’être « la roue de secours d’une mauvaise mesure. »

Historiquement opposé à ce passage à 80km/h, Jean-Gérard Paumier ne veut donc pas le gouvernement laisse la patate chaude aux territoires : « c’est encore une décision venue d’en haut » se plaint-il, en rappelant que l’Etat n’a toujours pas remboursé la facture de 37 000€ payée pour remplacer les panneaux de limitations de vitesse au bord des routes tourangelles. Jean-Gérard Paumier plaide par ailleurs pour une « continuité » de la vitesse sur des itinéraires pour éviter les changements brusques de limitation.

A noter qu’en 2018, 39 personnes sont mortes dans des accidents en Indre-et-Loire. Selon la préfecture, 3 sinistres sont directement liés à une vitesse excessive.