Indre-et-Loire

LGV Tours-Bordeaux : des micros pour mesurer le bruit des trains

Des riverains se plaignent.

La LGV Tours-Bordeaux, c'est bien pour gagner du temps en direction du sud-ouest. Manifestement, c'est beaucoup moins bien si l'on habite tout près des rails. Depuis la mise en service officielle de la ligne début juillet, les riverains des départements traversés se plaignent du boucan des TGV. En Indre-et-Loire, mais aussi dans la Vienne ou en Charente. Pressé de réagir, le concessionnaire privé qui a construit la LGV et qui l'exploite (une filiale de Vinci) vient d'annoncer le lancement d'une campagne de mesures.

Voici où ça coince : en édifiant la ligne, Vinci a conçu ses protections antibruit en se basant sur une moyenne journalière de nuisances. Mais les personnes résidant tout près de la LGV dénoncent elles des pics très élevés qui les dérangent subitement tout au long de la journée, y compris tôt le matin et tard le soir. Voilà pourquoi ils demandent des aménagements supplémentaires.

Du coup, à partir de cet automne et jusqu'au printemps 2018, des micros vont être placés sur tout le tracé afin de faire des mesures et, au besoin, envisager de nouvelles protections face au bruit des TGV (pour la santé des riverains et pour que leurs maisons ne perdent pas leur valeur...).

La campagne d'enregistrement va durer jusqu'au printemps 2018. Il faudra donc être patient avant que des décisions ne soient prises. En Touraine, 30 micros seront posés sur 6 communes. Au total, plus de 200 appareils seront répartis entre Tours et Bordeaux. Des réunions locales d'information sont prévues pour diffuser les premiers résultats.