Indre-et-Loire

Sécurité, aéronautique, cantines, apprentissage... : les projets de la région pour l'éducation

En ce moment, 39 millions d'€ sont investis dans les lycées d'Indre-et-Loire.

Ce sera l'actualité de la rentrée à Loches : une filière de bac pro centrée sur l'aéronautique va ouvrir au lycée, et ce sera aussi le cas à Bourges et Châteauroux : "notre région accueille beaucoup de sous-traitants du secteur aéronautique mais nous ne proposions pas de formations initiales dans ce secteur" explique Cathy Munsch-Masset, vice-présidente du conseil régional du Centre-Val de Loire déléguée à l'éducation. D'autant que c'est une branche qui recrute : un salon spécial était ainsi organisé il y a quelques jours à Tours, au Vinci.

En s'adaptant au tissu économique, la région se donne un objectif : "que pas un jeune ne sorte du système sans qualification." Elle continue donc à parier sur l'apprentissage : "il a baissé avec la crise mais les effectifs sont en hausse pour la deuxième année consécutive, +4% en Indre-et-Loire" se félicite Cathy Munsch-Masset qui annonce la création de postes de "développeurs de l'apprentissage" dont le job sera d'aller convaincre les entreprises d'engager des apprentis : "car sans patron, ils ne peuvent pas entrer en CFA et pour l'instant seules 11 000 entreprises de la région en accueillent", soit un peu moins d'une sur 10.

De gros travaux sont également menés dans les 13 lycées publics du département : 39 millions d'euros d'investissements en cours avec par exemple le nouvel internat du Lycée Choiseul de Tours inauguré à la rentrée ou la restructuration des ateliers du lycée professionnel Becquerel (toujours à Tours). A Grandmont, ce sont les gymnases qui ont bénéficié d'améliorations tandis qu'une réflexion est engagée sur la façon de rendre les établissements moins gourmands en énergie. Et il va encore falloir débloquer des moyens (inconnus à ce jour) pour rendre les établissements accessibles aux personnes handicapées ou encore renforcer la sécurité en améliorant le contrôle des accès ou en réhaussant les clôtures. Des budgets participatifs seront par ailleurs instaurés pour améliorer le cadre de vie dans les établissements, en faisant participer les élèves ou le corps enseignant aux décisions.

Du changement en prévision enfin à la pause déjeuner : "nous voulons renforcer les circuits de proximité dans les cantines, c'est un levier économique considérable pour les producteurs de notre territoire" plaide Cathy Munsch-Masset qui concède qu'aujourd'hui "la traçabilité des ingtrédients est insuffisante." Alors que l'objectif du précédent mandat était d'augmenter la proportion de produits bio servis aux élèves, cette fois l'idée c'est d'aller chercher les aliments au plus près. Un audit va donc être mené pour savoir d'où viennent les produits cuisinés. Deux lycées pilotes ont été choisis en Indre-et-Loire : Chambray (lycée agricole) et Loches. Chaque année, la région Centre-Val de Loire dépense 9 millions d'euros pour ses restaurants scolaires.

O.C.