Indre-et-Loire

Emmanuel Macron a son 1er parrain en Indre-et-Loire

Et c'est le maire de Bléré.

"Il ne nous reste plus que lui pour rêver" : mercredi soir, un militant pro-Macron discute avec le maire de Bléré Daniel Labaronne, dans un restaurant tourangeau. L'élu est là pour officialiser son soutien à l'ancien ministre de l'économie déclaré candidat à la présidentielle. Et il en profite pour prendre un verre avec les membres actifs du mouvement En Marche d'Indre-et-Loire. On est à la veille du débat d'entre deux tours de la droite et du centre et du côté des supporters d'Emmanuel Macron on verrait bien François Fillon l'emporter : "entre un candidat socialiste et lui ça nous laisserait un boulevard au centre", si un autre François (Bayrou) ne vient pas marcher sur leurs platebandes.

Donc le maire de Bléré signe et s'engage pour Macron. 1 soutien sur les 500 nécessaires pour lui donner l'autorisation de participer au scrutin des 23 avril et 7 mai 2017 : "je suis convaincu qu'il faut adapter l'économie française au monde d'aujourd'hui, c'est ce qu'il dit et ça me plait. Il faut raisonner sur comment rendre l'économie efficace puis comment la mettre au service de la justice sociale. Il faut refonder les bases du contrat social avec des solutions de notre temps" récite l'élu qui organise des réunions d'En Marche dans sa commune.

Et que pense-t-il du show de son candidat dans la presse, genre avec sa femme en Une de Paris Match cette semaine alors qu'il avait dit que poser avec elle était 'une bêtise" ? "Il a une large couverture médiatique parce que ce qu'il dit est visionnaire et intelligent. Et si l'on veut faire passer ses idées, il faut parfois s'accomoder... On s'assoit sur la table avant de la renverser."

Et son discours "anti-système", alors qu'il est ancien banquier, ancien conseiller politique, ancien ministre... : "il fait partie de l'élite républicaine... Si la société empêche son élite de s'exprimer, vous vous rendez compte dans quel système on tombe ? On a besoin de talents comme ça, en France, on a un vrai problème de leadership. Emmanuel Macron est agrégé de lettres et de philosophie... et on voudrait s'en passer ? Ce serait une folie. C'est comme si on avait un footballeur comme Zidane sans l'appeler en équipe de France."

Avec une punchline pareille, Daniel Labaronne est paré pour la campagne présidentielle... et la législative qui suit. Oui oui, il n'en fait pas mystère, ça le botte bien : "à un moment la question se posera forcément parce que j'ai envie de défendre les idées auxquelles j'adhère." Le "patron" tourangeau d'En Marche, Philippe Chalumeau, n'est pas encore aussi catégorique mais ce n'est sans doute qu'une question de semaines... S'il y va sur la prmeière circonscription (Tours) il retrouvera alors son ancien camarde du PS et député sortant Jean-Patrick Gille.

O.C.