Culture

Terres du Son accentue encore sa démarche eco-responsable

Le festival se tient tout le week-end prochain...

Si beaucoup de festivals se revendiquent aujourd'hui éco-responsables, Terres du Son a fait partie des pionniers. Dès 2007 et une édition sur l'Ile de la Métairie, sur les bords de Loire, le festival organisé par l'ASSO s'est tourné vers une démarche de réduction des déchets, de remise en état des sites utilisés et de sensibilisation envers les festivaliers.

Avant que cela ne se généralise, Terres du Son avait ainsi mis en place les gobelets consignés, mais aussi les distributions de cendriers, le tri de déchets, les toilettes sèches... Une démarche qui aujourd'hui est naturelle, l'inverse serait même inconcevable, mais qui ici fait partie de l'ADN de l'événement et qui est pleinement intégré dans le projet porté.

La question de l'empreinte environnementale

Une démarche que les organisateurs n'ont cessé de développer chaque année en ajoutant au fur et à mesure de nouvelles dispositions. Pour cette édition 2019, notons le retrait des bouteilles plastiques pour les bénévoles et les artistes, au profit de fontaines à eau afin de réduire les déchets plastiques. « Cela va permettre de réduire de moitié le nombre de bouteilles distribuées sur le festival » explique ainsi Odran Trumel, le directeur de l'ASSO. « La vaisselle dans les loges ne sera plus jetable également » précise-t-il.

Concernant les déchets et leur tri, Tri 37, une entreprise locale d'insertion sera une nouvelle fois présente sur le site, avec un objectif de récupérer tous les déchets de la filière bois pour pouvoir les recycler. La valorisation des déchets, un enjeu essentiel pour un festival accueillant entre 35 000 et 40 000 festivaliers, mais aussi 1 000 bénévoles.

Autre enjeu énergétique, la question de l'électricité. Avec le concours du Conseil Départemental, propriétaire du domaine de Candé, où se déroule le festival, les lumières ont été progressivement transformées pour atteindre 80% d'éclairage LED. Cette année, le nombre de groupes électrogènes va être drastiquement réduit également, suite à des travaux effectués sur le site de Candé.

L'empreinte environnementale concerne également le choix des prestataires, notamment en restauration. Là encore, l'ASSO cherche à travailler le plus possible avec des acteurs locaux, travaillant en filière courte. En 2018, c'était 75% de l'alimentation sur le festival qui provenait ainsi soit de la filière bio ou était produite à moins de 150 km du site du festival.

Enfin reste la question la plus impactante : celle des transports, source de 90% de l'empreinte carbone du festival. Si le domaine de Candé a le mérite d'être bucolique et en retrait, l'inconvénient reste son accessibilité. Pour tenter de remédier au « tout voiture », le festival avec les collectivités met en place ainsi des navettes chaque année au départ de la gare de Tours. Elles seront de nouveau présentes cette année. Concernant les trains, l'aller-retour au départ de toutes les gares de la région en direction de Tours et de Monts se fera au tarif de 4 euros. Enfin le dispositif « Pédalons jusqu'à Terres du Son » est renouvelé.

Toutes les infos sur la page dédiée sur le site du festival

L'accessibilité un autre enjeu

L'éco-responsabilité ne se limite pas par ailleurs aux seules questions environnementales. Les questions de solidarité sont également au cœur du projet. Depuis plusieurs années, l'accessibilité a notamment été approfondie avec l'aménagement du site avec des bandes roulantes facilitant le déplacement des personnes à mobilité réduite, l'installation de plateformes surélevées, ou encore de colonnes vibrantes mais aussi de sac à dos vibrants, amplifiant les basses, à destination des personnes sourdes et malentendantes...

La lutte contre le harcèlement

Dernier point important, le festival Terres du Son s'engage cette année à lutter contre le harcèlement. Des ateliers sur le harcèlement en milieu festif avec le Réseau Engagé des Volontaires sont organisés, tandis qu'une sensibilisation sur le harcèlement sera menée avec Stop Harcèlement de Rue, Le Planning Familial ou encore le centre LGBTI de Touraine.

Mathieu Giua