Bon à savoir...

Des insectes dans nos assiettes !

Une récente mode culinaire s’est invitée à nos tables en Europe : la consommation d’insectes. Cette nouvelle tendance fait débat. Pour ou contre la consommation d’insectes ? Quelles sont les valeurs nutritionnelles de ces petites bêtes ? Face aux problèmes de raréfaction des espaces d’élevage et de surpêche, cette consommation serait-elle une réponse pour nourrir l’humanité à l’avenir ?

La consommation d’insectes n’est pas nouvelle partout. En Asie ou en Amérique du Sud notamment, les insectes ou leurs larves sont consommés pour leur goût, certains sont même considérés comme des friandises. Les insectes feraient partie du repas traditionnel d’au moins 2 milliards de personnes dans le monde, avec plus de 1900 espèces répertoriées comme aliments. Les plus consommés sont les scarabées (coléoptères, 31%), les chenilles (lépidoptères, 18%), les abeilles, guêpes et fourmis (hyménoptères, 14%), les sauterelles, criquets et grillons (orthoptères, 13%), les cigales, cicadelles, cochenilles et punaises (hémiptères, 10%). La plupart d’entre eux sont simplement récoltés dans la nature. D’autres font l’objet d’élevage. Elevage qui nécessite moins d’eau, d’espace et rejette moins de gaz à effet de serre que pour la production de viande.

 

 

Les insectes contiennent des protéines, des matières grasses, des vitamines, du calcium, des fibres et des minéraux (fer, zinc). Les valeurs nutritionnelles des insectes intéressent la FAO, l’Organisation  des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui se demande comment il sera possible de nourrir les 9 milliards d’êtres humains qui pourraient peupler la Terre en 2050 au vu de la raréfaction des espaces d’élevage et de la surpêche actuelle.

 

Si l’entomophagie, consommation d’insectes par les humains, découle de leurs coutumes culturelles ou religieuses et que les insectes sont considérés comme une ressource alimentaire dans nombre de pays dans le Monde, les pays européens commencent une timide consommation : curiosité, besoin d’un défi entre amis, envie de se distinguer… chacun ses motivations. Cependant, au vu de l’installation de fournisseurs divers d’insectes en Europe, ce type d’aliment semble en révulser de moins en moins. Insectes entiers assaisonnés à déguster à l’apéritif ou paquets pour préparations culinaires sont proposés à la vente sur internet* ou dans quelques boutiques. Une mise en garde apparaît cependant, les insectes faisant partie de la famille des arthropodes, même famille que les crustacées, les allergiques pourraient se trouver privés de toutes dégustations d’insectes.

 

 

L’entomophagie se développe à petits pas en France. Alors, pour ou contre la consommation d’insectes ? Dans tous les cas, ils semblent que nous en ayons déjà tous consommés malgré nous : selon le magazine Néon, entre ceux que l’on gobe sans s’en rendre compte et ceux qui restent dans les fruits et les légumes après préparation, les Européens ingéreraient en moyenne 500 grammes d’insectes par an malgré eux.

 

Donc, quitte à en manger, ne vaut-il mieux pas en choisir l’assaisonnement ?

 

M.B.